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L’impact et les conséquences du SIDA/VIH en Inde

« Chaque fois que le sida gagnait, la stigmatisation, la honte, la méfiance, la discrimination et l’apathie étaient de leur côté. Chaque fois que le sida a été vaincu, c’est grâce à la confiance, à l’ouverture, au dialogue entre les individus et les communautés, le soutien familial, la solidarité humaine et la persévérance humaine pour trouver de nouvelles voies et solutions.« – Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Que sont le SIDA et le VIH ?

Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) est causé par un virus appelé VIH ou virus de l’immunodéficience humaine. La maladie modifie le système immunitaire, ce qui rend les gens très vulnérables aux infections et aux maladies. Cette vulnérabilité s’aggrave à mesure que le syndrome progresse, parfois avec des résultats fatals.

Le VIH est un virus : plus précisément, le VIH est le virus qui attaque les cellules T (cellules CD-4) du système immunitaire.

Le SIDA est une affection médicale : le SIDA est le syndrome qui apparaît à un stade avancé de l’infection par le VIH.

L’infection par le VIH peut provoquer le développement du SIDA, mais il est possible d’être infecté par le VIH sans développer le SIDA. Cependant, sans traitement, l’infection par le VIH peut progresser et éventuellement se transformer en SIDA dans la plupart des cas. Une fois qu’un diagnostic de SIDA est posé, il fera toujours partie des antécédents médicaux du patient.

Quelles sont les causes du VIH et du SIDA ?

Le VIH, un rétrovirus qui infecte les organes vitaux et les cellules du système immunitaire humain, se développe en l’absence de thérapie antirétrovirale (ART), une thérapie médicamenteuse qui ralentit et peut empêcher la croissance de nouveaux virus VIH.

Le taux de progression du virus chez divers individus diffère considérablement, en fonction de nombreux facteurs, notamment :

  • Âge
  • La capacité du corps à se défendre contre le VIH.
  • Accès aux soins
  • Autres infections que le patient peut avoir
  • Le patrimoine génétique de la personne.
  • Résistance à certaines souches du VIH.
  • Autres facteurs

Comment le VIH se transmet-il ?

Transmission sexuelle : contact avec des fluides sexuels infectés (muqueuses rectales, génitales ou buccales) lors d’un rapport sexuel non protégé avec une personne infectée par le VIH

Transmission périnatale : Une mère peut transmettre l’infection à son enfant pendant l’accouchement, la grossesse et l’allaitement.

Transfusion sanguine : la transmission du VIH par transfusion sanguine est extrêmement faible dans les pays développés, grâce à un dépistage et à des précautions minutieux. C’est rarement le cas dans les pays en développement.

Les premiers symptômes de l’infection par le VIH

De nombreuses personnes vivant avec le VIH ne présentent aucun symptôme pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, après avoir été infectées. D’autres peuvent développer des symptômes pseudo-grippaux, généralement deux à six semaines après avoir été infectés par le virus. Les symptômes d’une infection précoce par le VIH peuvent inclure de la fièvre, des frissons, des douleurs articulaires, des douleurs musculaires, des maux de gorge, de la transpiration (surtout la nuit), une hypertrophie des glandes, des éruptions cutanées rouges, de la fatigue, une faiblesse générale et une perte de poids.

Mythes et faits sur le VIH et le sida

Il existe de nombreuses idées fausses sur le VIH et le SIDA qui ne sont pas fondées sur des faits scientifiques et médicaux. Le virus NE PEUT PAS être transmis par :

  • serrer des mains
  • embrasser
  • bisous occasionnels
  • éternuer
  • toucher la peau intacte
  • utiliser la même salle de bain
  • partager des serviettes
  • partage de couverts
  • bouche-à-bouche ou autres formes de « contact occasionnel »

Existe-t-il un traitement contre le SIDA et le VIH ?

Actuellement, il n’existe pas de vaccin ni de remède contre le VIH, mais certains traitements ont évolué, beaucoup plus efficaces et mieux tolérés, améliorant considérablement l’état de santé général et la qualité de vie des patients, rien qu’en prenant un comprimé par jour.

Certains traitements peuvent retarder l’évolution de la maladie, permettant à la plupart des personnes infectées de vivre longtemps et en relativement bonne santé. La mise en route précoce du traitement antirétroviral du VIH est essentielle. Selon les directives de l’Organisation mondiale de la santé, publiées en juin 2013, un traitement précoce améliore la qualité de vie, prolonge l’espérance de vie et réduit le risque de transmission.

Comment prévenir le VIH ?

Pour éviter l’infection par le VIH, les professionnels de la santé recommandent de prendre les précautions suivantes :

Éviter les dangers des rapports sexuels non protégés : Avoir des rapports sexuels sans préservatif peut exposer une personne au risque d’être infectée par le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Abus de drogues et partage de seringues : L’usage de drogues par voie intraveineuse est un facteur important de transmission du VIH, en particulier dans les pays développés. Le partage de seringues peut exposer les utilisateurs au VIH et à d’autres virus, comme l’hépatite C.

Exposition aux fluides corporels : L’exposition au VIH peut être évitée en prenant des précautions pour réduire le risque d’exposition à du sang contaminé. Les agents de santé doivent utiliser des barrières (gants, masques, lunettes, boucliers et blouses).

Grossesse : certains traitements peuvent nuire au fœtus. Pour protéger la santé du bébé, un accouchement par césarienne peut être nécessaire. Les mères infectées par le VIH ne doivent pas allaiter.

L’importance de l’éducation : c’est un facteur important dans la réduction des comportements à risque qui entraînent le VIH/SIDA.

Stigmatisation sociale associée au sida

La peur entourant l’épidémie croissante de VIH dans les années 1980 persiste encore aujourd’hui. À l’époque, comme on en savait très peu sur le VIH et ses modes de transmission, la maladie faisait peur aux gens par peur d’être infecté.

Cette peur, à ce jour, signifie que beaucoup de gens croient encore que le VIH et le SIDA :

  • Cela se termine toujours par la mort
  • L’association de syndromes avec des comportements qu’un grand nombre de personnes désapprouvent encore, comme l’homosexualité, la consommation de drogue, le travail du sexe ou l’infidélité.
  • Que le syndrome se transmet par le sexe, ce qui est un sujet tabou dans certaines cultures.
  • L’infection est due à une irresponsabilité personnelle ou à des manquements moraux qui méritent d’être punis.
  • De fausses informations sur la façon dont le virus est transmis, entraînant un comportement irrationnel et des idées fausses sur les risques personnels.

Quel est le niveau de sensibilisation au SIDA en Inde ?

Selon une enquête approfondie menée par le PNUD après 2005, «Le VIH et le SIDA représentent un défi sérieux pour le monde en développement comme pour le monde développé. L’Inde, avec environ 5,206 millions de personnes vivant avec le VIH en 2005, représente près de 69 pour cent des infections à VIH dans la région de l’Asie du Sud et du Sud-Est. Ceci malgré le fait qu’il s’agisse d’un pays à faible prévalence avec un taux global de prévalence du VIH chez les adultes de 0,91 pour cent. »

« L’Inde compte six États à forte prévalence : l’Andhra Pradesh, le Karnataka, le Maharashtra, le Tamil Nadu, le Manipur et le Nagaland. Parmi ceux-ci, l’Andhra Pradesh a enregistré la prévalence la plus élevée de 2% parmi les consultations prénatales et de 22,8% parmi les consultations MST en 2005. Compte tenu la faible prévalence globale du VIH, l’accent s’est concentré jusqu’à présent sur l’étude de l’impact du SIDA/VIH au niveau de l’individu et du ménage», souligne l’enquête.

En conclusion, nous citons les études menées par le Groupe de la Banque mondiale en 2012″,Le gouvernement indien estime qu’environ 2,40 millions d’Indiens vivent avec le VIH (1,93 à 3,04 million) avec une prévalence chez les adultes de 0,31 % (2009). Les enfants (<15 ans) représentent 3,5% de toutes les infections, tandis que 83% appartiennent au groupe d'âge 15-49 ans. De toutes les infections à VIH, 39 % (930 000) sont des femmes. L'épidémie très hétérogène de l'Inde est largement concentrée dans quelques États, dans le sud et l'ouest industrialisés, et dans le nord-est. Les quatre États à forte prévalence de l'Inde du Sud (Andhra Pradesh - 500 000, Maharashtra - 420 000, Karnataka - 250 000, Tamil Nadu - 150 000) représentent 55% de toutes les infections à VIH dans le pays. On estime que le Bengale occidental, le Gujarat, le Bihar et l'Uttar Pradesh comptent chacun plus de 100 000 PVVIH et représentent ensemble 22 % des infections à VIH en Inde.«